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Présentation du budget 2005

Un budget d’actions pour l’emploi et la croissance

Réduction des déficits, soutien à la consommation et à l’emploi, actions en faveur d’une plus grande justice sociale et financement des politiques régaliennes de l’Etat sont les quatre priorités inscrites dans le projet de loi de finances du budget de l’année 2005, présenté par le ministre de l’Economie et des Finances Nicolas Sarkozy en conseil des ministres mercredi 22 septembre. Pour le président de la République Jacques Chirac, ce budget est à la fois un budget d’action pour l’emploi et la croissance. Grâce une stabilisation des dépenses de l’Etat depuis trois ans,  » toutes nos priorités sont financées  » a souligné Jacques Chirac qui a annoncé que  » la France tiendra en 2005 ses engagements européens « .

« Ce budget le montre. La politique conduite par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin depuis deux ans porte ses fruits et la croissance repart » s’est félicité le président de la République.

« Les faits donnent raison aux choix arrêtés en 2002: refuser une politique budgétaire de rigueur, faire le choix d’une politique de soutien à l’activité et conduire les réformes nécessaires au redémarrage de l’économie et à la modernisation de notre pays » a-t-il ajouté.

La plus forte réduction du déficit de l’Etat jamais prévue en une seule année

« C’est la première fois dans notre histoire budgétaire qu’on réduit autant le déficit en une année  » a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse de présentation du projet de loi de finances 2005.

Grâce à l’amélioration de la conjoncture et une bonne maîtrise des dépenses de l’Etat, le déficit pour 2005 s’élève à 44,9 milliards d’euros, soit une réduction de plus de 10 milliards par rapport à 2004.

Ce budget entend « recréer les marges de manoeuvre pour notre pays, afin qu’il puisse se diriger vers une croissance durable et soutenue » a souligné Nicolas Sarkozy.

Soutenir la croissance et l’emploi

Priorité à l’emploi et à la lutte contre les délocalisations

Parce qu’il n’y a pas de fatalité à la suppression d’emplois et aux délocalisations, le projet de loi de finances pour 2005 prévoit plusieurs dispositifs d’allégements fiscaux destinés à préserver les emplois existants et à favoriser la création d’emplois :

- suppression en deux ans de la contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés et prolongement jusqu’au 31 décembre 2005 du dégrèvement de taxe professionnelle sur les investissements nouveaux ;

- encouragements à la constitution de pôles de compétitivité et incitations pour les entreprises ayant quitté le territoire national de relocaliser, en France, leur outil de production ;

- mise en place d’un mécanisme incitatif en faveur de l’apprentissage pour favoriser l’accès des jeunes au travail. Un crédit d’impôt de 1 600 à 2 200 euros sera octroyé aux entreprises recrutant des apprentis.

Agir pour une plus grande justice sociale

- un milliard d’euros pour le plan national de cohésion sociale ;

- hausse de 4% de la prime pour l’emploi destinée à améliorer le pouvoir d’achat des revenus modestes ;

- un crédit d’impôt pour faciliter le financement du premier achat immobilier ;

- suppression des droits de succession pour les partrimoines inférieurs à 100 000 euros ;

- relèvement du plafond des dépenses ouvrant droit à une réduction d’impôt pour les emplois à domicile. De 10 000 euros à 15 000 euros pour le plafond général, et de 13 800 à 20 000 euros lorsque l’un des membres du foyer fiscal est invalide.

Financer les missions régaliennes de l’Etat

Les lois de programmation (défense, sécurité intérieure, justice) et les engagements en matière d’aide publique au développement sont respectés.

Grâce aux gains d’efficacité liés aux efforts de modernisation, le projet de loi de finances prévoit la suppression de 10 200 emplois.

Tous les budgets enregistrent des suppressions d’emplois, à l’exception des secteurs prioritaires, pour lesquels près de 3 000 emplois supplémentaires sont créés.

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